L’évolution des règles de la profession d’avocat ne s’est pas cantonnée aux tournants majeurs qu’ont été les fusions en 1971 avec les avoués d’instance, en 1991 avec les conseils juridiques et en 2011, avec les avoués d’appel. Elle a également été marquée par des étapes telles que l’adoption d’un Règlement intérieur national en 2005, la promulgation d’un Code de déontologie en 2023 ou la publication du décret du 29 janvier 2025 relatif à la déontologie et à la discipline des avocats.
Autant de règles qui, conjuguées avec celles du droit commun, tendent à délimiter les responsabilités civile, pénale et disciplinaire de l’avocat. La 5e édition de cet ouvrage, illustré par plus de 1 000 décisions, publiées ou inédites, propose une analyse précise et une réflexion approfondie sur les trois volets de cette responsabilité professionnelle spécifique.
La responsabilité civile n’échappe pas à l’extension générale des responsabilités professionnelles, mais paraît bien contenue par un système d’assurance, rarement décrit, original, fermé et instauré avec le soutien de la profession. En droit des obligations, la notion de perte de chance ne cesse d’être débattue devant les juridictions et la jurisprudence doit être passée au tamis tant elle est subtile. Cette nécessité s’impose quand la réforme des procédures d’appel (2017, 2019 ou 2023) engendre des centaines de sinistres méritant le qualificatif de sériels.